mardi 18 septembre 2012

L'amicale de Cruet



Ce week-end, vous le savez certainement, a eu lieu un évènement majeur dans le monde de l'escalade. Je ne vous parle pas de cette supercherie, de cette mise en scène gymnique à Bercy où de jeunes athlètes justes post-puberts exhibent leurs muscles saillants aux caméras du monde entier mais bien de l'open inter-hameaux de LaCombe permettant d'inaugurer "l'amicale" à Cruet. Ainsi comme son homologue international, cette rencontre avant tout bon enfant, permit de voir s'affronter tout le gratin des grimpeurs de LaCombe, dans différentes catégories, sur la toute récente falaise du coin, équipée spécialement pour l'occasion.
Victor au perfo dans l'exorciste.
Les derniers aménagements.

Première catégorie : Les femmes avec Soso et Sophie.
Deuxième catégorie : Les mini-microbes désignant les enfants de trois ans et moins, bien représentés ce jour là avec Manon, Milo et Juliette.
Enfin, dernière catégorie : Les mecs, répartis dans différentes sous-catégories en fonction de leurs handicaps tels Luca et Roberto concourant dans celle des grimpeurs d'expériences à fortes calvities et tendinites aiguës. Michael et moi même dans celle des jeunes papas fatigués, bien que j'aurais également pu faire parti de la précédente et enfin Victor dans celle des "jeunes mutants branleurs d'école d'ing' qui veulent mettre des buts aux vieux cons".


Dans la catégorie "mutants branleurs..."
Arrivée de la guest star Luca.
Catégorie les mini-microbes à l'isolement.

Catégorie "papas fatigués", mini-microbes et femme.
Catégorie femme sans bras.
Quelle catégorie déjà ?

Comme dans toutes compétitions handisports, l'éventail des catégories handi-escalade-LaCombe est très bien étoffé et elles se déroulent toujours en marge de la "vraie" compétition. Néanmoins, pour l'occasion, nous avions aménagé une nouvelle falaise, proche de la route, child-friendly, à condition de les porter pour la descente sous le pont, bien exposée au soleil et aux spectateurs avides de ce genre de spectacle navrant. Comment décrire cette falaise ? Disons que le premier mot qui nous vient à la bouche est: "ça serait génial avec 10m de plus". Et oui, on a eu beau couper les buis au pied et au sommet de la falaise, rien n'y fait, elle manque toujours cruellement de hauteur et d'envergure, comme les compétiteurs de cette folle journée me direz-vous ! Malgré cela, le rocher est joli, alternances de coulées bleues et jaunes, dans un mur à peine déversant. En ce qui concerne les voies, vous en trouverez surtout avec peu de prises de pied nécessitant un bon gainage abdominal.


Voie de qualif homme Gallia AR 6c+.



Voie de qualif "papas fatigués", Nuit blanche 6c.

Comme pour toutes compétitions de cette ampleur, une attention toute particulière a été portée par les équipeurs afin de proposer des voies de tous niveaux avec des particularités bien prononcées si chers à l'esprit LaCombe. Ainsi, pour l'échauffement, Cause de nuit blanche en 6a, qui n'est autre qu'une connection, vous est présentée, suivie par Idées noires en 6b+, et son crux sur 4 mouvements. Par la suite vous pourrez faire une Nuit blanche en 6c afin de vous familiariser avec ces départs, disons un tantinet physique que vous serez obligés de refaire pour aller dans P'tit zizi en 7a+/b, une voie qui conjugue à merveille la règle de base du site à savoir de passer dans l'axe des points pour s'y retrouver, avec un peu d'engagement. Vous pourrez aussi tester avec French Picot en 6c+ l'art du mauvais placement de plaquettes 30 centimètres trop haut, si cher à l'ensemble des équipeurs savoyards, rendant la progression à vue beaucoup plus pimentée. Cette mise en jambe terminée, il faudra aller dans ça m'a mis l'eau à la bouche en 7b/b+, pour tester la gomme de vos chaussons et les sorties dans la terre. Enfin, pour la voie de finale, l'exorciste probable 8a, nous avons mis tous nos talents puisqu'elle réunit l'ensemble des éléments cités précédemment pour votre plus grand plaisir. 15m d'escalade avec un départ bloc typique sur arquées sikatées, de vilains pas d'allonge sur des pieds très moyens et une fin cruxy engagée et résistante où la catégorie nain de jardin ne sera pas à la fête.


Luca dans la voie de qualif', et Sophie dans Cause de nuit blanche, 6a.
Victor dans ça m'a mis l'eau à la bouche.


Luca, avant le coup de rabot. 

Côté résultats, pas de miracle, Roberto était forfait à cause d'infiltrations, les filles trop petites, les mamans pas assez forçues pour réaliser les départs, Michael trop fatigué et déprimé par la reprise, Luca et Victor frustrés d'une contre-performance, mirent un coup de rabot au 7b+ pour que les copeaux me fassent zipper dans la finale. Peu importe les résultats, cette journée devait permettre de réaliser les derniers fignolages avant l'ouverture au public. Ainsi quelques ajustements de cotations ont été apportés, quelques points déplacés, quelques essais tapés et surtout beaucoup de conneries ont été racontées.


mardi 21 août 2012

Prise de tête.





Les vacances c’est bien, on peut profiter. Le soleil brille, les grillons grillonnent, les cigales chantent, et les grimpeurs crient, râlent aux pieds des falaises. Des cris d’encouragements par les foules présentes, des hurlements de rage pendant les essais victorieux ou infructueux, les grimpeurs sont assurément la faune la plus bruyante, en falaise, pendant cette période d’été. Rajoutons à tout cela les pleurs des marmots empressés de dévorer le repas du jour, ou tentant de se soustraire à l’autorité parentale par un caprice, et vous aurez un petit aperçu des journées épuisantes de LaCombe dans le Guillestrois.





Le mois de Juillet se déroula comme le précédent, entre pluie et soleil, principalement au Marocaz, où l’atmosphère était encore la meilleure, car la plus fraîche. Quelques tentatives à l’extérieur néanmoins avec Luca à Cessens grotte pour dérouler dans Le Yack a tout pété 7c+, ou encore dans La bomba à papa 7b+, puis avec Victor au col du Chat dans Chat ki ra en 7c+ histoire de faire une pause psychologique et voir autre chose que ma bête noire. De quoi s’agit-il ?  Non, ce n’est pas le petit surnom donné à SoSo après plusieurs mois sans rendez-vous chez l’esthéticienne, mais simplement d’une voie qui me résistait depuis bientôt trois mois. Les 8a+ ne se laissent pas faire si facilement, et pour vaincre les difficultés d’Une émeraude en or, il m’aura fallu beaucoup de courage et de détermination. Quelques cris d’énervements viendront toutefois troubler le calme des lieux lorsqu’à deux reprises j’arrivais à attraper le petit plat décisif main gauche sans pouvoir remonter mon pied droit sur une fausse prise que je m’évertuais à prendre. Rien de pire en escalade que de s’acharner dans ses méthodes en bois de cagette alors qu’il suffisait de forcer un peu plus, les pieds plus haut. Pour les amateurs de chiffres débiles, cela aura représenté un travail de 12 séances, à raison de 4-5 essais par séance soit une bonne quarantaine d’essais dans une voie de 25m, soit 1000 mètres de 8a+... Enorme… Relativisons car la moitié des séances ont été passées à trouver les vraies méthodes à travers le dédale de prises humido-mouillées de cette face, de plus la voie n’est pas une base d’homogénéité car la première partie en 7b de continuité à tendance à nous endormir au moment où il faut mettre les watts pour passer le crux du haut. Une voie d’un effort comparable à Rigpa ou la nature de l’esprit à Baume rousse, pour les connaisseurs, tellement dans mon anti-style. Ma fierté aura été d’apporter cette voie « sur un plateau » à Victor, qui plia l’affaire de la plus belle des manières en quelques essais seulement. Comme quoi la sagesse du vieux loup dégarni  peut encore servir aux plus jeunes, enfin pour Antoine je ne peux plus rien…







 Certains disent en Août, pâté en croûte. Je dirais plutôt, en Août perfo en route. LaCombe dans sa recherche effrénée de la falaise la plus bousique a enfin trouvé une petite perle. 10 à 15 m de haut, du léger dévers à 2 min de la voiture, visible de la route, que seuls les courageux et les idolâtres des bouses de Savoie sauront apprécier si la vue depuis la route ne les a pas déjà rebutés. Le perfo a donc chauffé en ce début Août, et avec Victor, nous espérons que notre travail ne sera pas vain, et que quelques lignes sympas seront parcourues. Enfin pour le moment presque tout reste à faire et même si la majorité des voies seront dans le 6ème degré, on espère bien sortir une ligne plus dure de ce tas de caillou, un 7 tas ou pourquoi pas un 8 tas…

Attention les yeux...
En Août on prend aussi la route… Cette année direction les Hautes-Alpes et Guillestre pour se déchirer les doigts sur le conglomérat de Mont-Dauphin. Dans cette grande aventure, LaCombe avait convié un panel hallucinant de stars de l’escalade. En effet, nous allions grimper avec Sieur Vigier, une légende de la grimpe sur Grenoble, imprésentable, en compagnie de sa petite famille, puis avec AK et Cath, les terreurs de Venasque, et même avec Toto, du team JeGrimpe.com, une vraie machine. Pour compléter l’affiche, on pouvait aussi compter sur Yaya et Blanblan du team Edelrid, comme le laisse à penser leur voiture. Avec une fine équipe comme celle-là, aucun compromis, ce serait La Rue des masques et rien d’autre, par tous les temps et jusqu’à point d’heure ; une spécialité de sudistes célibataires. Parlons un peu de ce secteur. Une sorte de petite Margalef, dixit AK, avec les pouerks à chien en moins, bien orienté pour l'été. Pour en finir avec les comparaisons douteuses, on pourrait presque la rapprocher de Céüse au niveau du nombre de grimpeurs et des nationalités représentées, avec néanmoins une dominante d’italiens. Très enthousiasmé au début, par cette escalade atypique sur trous et galets de toutes tailles, très en force et très conti, au fil des jours, le moral n'y était plus. Le contexte, le monde, le style long ne me motivait plus. Les hommes en forme, eux, perfaient tout à vue, flash, ou au premier essai, jusqu'au 8a. La Rue se transformait alors en un véritable champ de bataille tant les croix tombaient. Parmi les belles réalisations, on pourra noter le 7c+ de La légende directe, flashée par Toto, qui ne vit aucune difficulté, ou encore son à vue de Violant cop en 7c mais aussi l’enchaînement commun de Ciao criquet 8a, la seule festivité à laquelle je pus participer. Passons rapidement sur la coche des classiques du secteur tels la Truite et le Druide, tous deux 7c, comme des 7a et 7b rapidement avalés et vous aurez une idée sur la forme des bougres, toujours avides de grimpe même après 20h00. Nous ne vivons définitivement plus sur la même planète, déjà que nos goûts en matière de grimpe sont différents, je cherche les pires bouses de 15m de haut alors qu'ils cherchent les voies qui "déroulent" sur bonnes prises de 40m de haut, maintenant ils torchent les 7c+ et les 8a dans la séance alors qu'il me faudra deux semaines pour arriver à les faire... si la chance est de mon coté, sur un malentendu... Il fallut attendre la deuxième semaine pour que la caisse revienne, toujours sur mon bloc de la Rue, choix judicieux pour être tranquille en cette période n'en déplaise à AK, je parvins à faire deux 7c dans la journée, Affreuse sale et méchante, comme Minette ce jour là, et Nique la police, bourrin juste comme il faut.






  
Sur la fin du séjour, las de la Rue des masques, du monde, de la poussière, du papier cul négligemment laissé par terre par toute la population grimpante, nous décidâmes de retourner à Panacelle, secteur historique, en compagnie de NiKo et de sa Loutre spécialement descendus de la Dibona pour en découdre avec ces couennes. Le style de grimpe change radicalement. Ici tout ce passe dans les doigts et sur les pieds. Petites réglettes, bossettes fuyantes, l'escalade est très technique et obligatoire. Dans un secteur moderne, quand les points sont rapprochés, le grimpeur peut être sur que le crux est là, dans un secteur historique c'est l'inverse, quand il n'y a plus de points, vous êtes dans le crux. Cela rend les passages obligatoires et l'escalade psychologique. Rajoutons à cela un tracé jamais rectiligne et vous aurez toutes les peines du monde à faire un "à vue", sauf pour Yaya, l'homme aux doigts d'acier, qui se débrouille à merveille dans ce style.









Bon, nous sommes arrivés à grimper un peu quand même. La preuve, Bonsaï , 7c+ historique, court et péchon, tombe trop rapidement alors que je testais juste le crux, en partant en H4, tandis que la voie ne compte que quatre points pour 15m... Le Lendemain, rebelote, mais en moule intégrale cette fois-ci, dans Bilouttin, un 7b+ plus dur que certains 7c+ du coin, que je fus le seul à enchaîner, mes collègues préférant le non-enchaînement éthique à la perspective d'une coche au goût amère. Moi de toute façon avec mes dents pourries, j'ai toujours un sale goût dans la bouche, alors vous savez des fois il vaut mieux lâcher prise, céder aux sirènes de la détente et grimper sans se prendre la tête.




mercredi 11 juillet 2012

Renaissance






Tel le phénix, l'oiseau de feu, LaCombe renaît de ses cendres pour revenir plus fort. Qu'est-ce qui dit? La renaissance c'est cette période de l'histoire qui correspond au renouveau des arts, de la littérature, des sciences et de la religion? Mais non, re-naissance, ça veut dire qu'il en a eu un autre, un enfant? Idiot! C'est le nom d'une de ses créations surcotées, encore une daube sur un kairn de Savoie en Maurienne.
En effet, chacun interprétera ce titre de la façon qui lui conviendra le mieux, mais il semble que toutes ces explications soient valables. D'un autre coté, en deux mois, il se passe forcément une multitude d’évènements. 



Re-naissance.


Papa pour la seconde fois depuis Mai, les journées et les nuits ont été bien remplies. Notre petit couillu se porte bien et a déjà été baptisé en ce saint lieu qu'est le col de Marocaz, seul endroit à être honoré de ma présence pendant cette période. Enfin vu le nombre de séances passées dans cette place forte de Lacombe depuis le mois d'avril, cette falaise a, comme qui dirait, reçu et compte maintenant un nombre certain de kilomètres au compteur. Profitant de mon congé paternité, normal quoi, j'allais même, sous la pluie, équiper une nouvelle ligne, dépucelant encore un peu plus ce caillou et confectionnant une vire trois étoiles capable désormais d’accueillir les familles nombreuses. Merci donc aux amateurs de posage de pêches en pleine nature d'aller quelques mètres plus loin pour assouvir votre passion, respectant ainsi le travail d'un équipeur dévoué. Cette voie s'appelle donc Pluie de Noël pour une cotation de 8a et propose des mouvements de force comme je les aime tant avec bonnes envoyades sans  négliger la filière résistance, une voie complète en somme. 



Une vire familiale

Parfaite pour les enfants?

Renaissance.


Plus qu'une transition, cette période propose un véritable changement, une liberté d'expression de la part de nombreux artistes. Un peu à l'image de ces visionnaires de talents, LaCombe brossa et équipa des nouveautés en Maurienne, sur un bloc de huit mètres de haut, aux doux noms poétiques que seuls les férus d'arts et de culture pourront apprécier. Fini les noms à caractères pornographiques et libidinaux, place au spirituel 2012 l'année de la loose en 7a+ et La Girole, évocation de cette nature si généreuse, en 7b+. Toujours dans cette recherche du renouveau de la pratique, pour faire ressortir le coté poétique de ce sport de brute,  je brossais même la traversée intégrale du high ball pour proposer un effort de 40 mouvements proche de la falaise répondant au nom novateur de 2012 l’odyssée de l'espèce. Mais il n'y a pas de corde? Et alors il faut faire évoluer la pratique non? Certains grimpeurs ont depuis longtemps compris cet enjeu et proposent des cotations falaises pour des traversées ras du sol. Si CZ le fait alors je peux le faire car c'est ma référence absolue en matière de concepts visionnaires et bousiques! Pourquoi mettre des relais alors qu'on peut se prendre le plomb sur la dernière paire à la sangle blanchie par le soleil? Matt. Bouyoud  peut désormais témoigner de cette expérience inédite. Pourquoi mettre un point à deux mètres alors qu'une canne à pêche fait souvent cinq mètres voire plus? La renaissance passera par là je vous le dis.


Renaissance du phénix.

Un mois de via-ferrata par tous les temps, un mois de canyoning dans toutes les conditions, le niveau d'escalade frisait le ridicule mais les jeunes du CAF étaient ravis. Quelques séances entre les gouttes sur mes blocs de Maurienne comme unique consolation puis une séance mythique avec Luca come from La terrasse sur la falaise de l'Etrave, perchée au dessus de l'autoroute, juste histoire de sortir les cordes, annonçait déjà la reprise. Pour renaître il faut toujours partir du plus profond de la vallée pour s'élever. LaCombe a donc essayé d'appliquer cette notion en allant grimper sur les pires kairns avant de retourner vers les valeurs sures.







Ternèze petit niveau
Nous étions donc parti de très bas avec L'Etrave en Maurienne, bartassant pendant deux heures pour trouver le chemin d'accès menant à cette micro vire. Un fois sur place, on n'osait plus bouger. Luca se demandait même ce qu'il fabriquait ici, surtout après avoir pris son but du jour dans Avec vue sur la merde en 7a. Le 7a+ voisin, Saturday night kebab, se négocia beaucoup mieux et nous donna l'occasion d'aller nous faire rouster par la suite dans le 7c+ de gauche au crux très à doigts... Mais comme je suis maso, j'y retournerai pour faire découvrir à la SoSo ce magnifique endroit.





Ma c'est la mierda ici.




Nous commencions doucement notre remontée en fréquentant le Marocaz du bas de façon régulière et plus particulièrement le secteur de gauche où une belle croix tomba, un soir d'orage, entre dix piqûres de moustiques, après avoir optimisé le crux très bloc. Ainsi, Pluie de Noël constitue, comme je le disais plus haut, une voie bloc/rési bien sympathique qui mérite le détour, Victor et Seb. Man pouvant en attester. En prime vous pourrez vous prendre un plomb de 15m lorsque complètement daubé vos mains lâcheront le nez juste sous le relais. 
Pluie de noël 8a 

Dans Une émeraude en or 8a+, au repos.


Puis la tête sortit de l'eau le jour où je rejoignis Tata et Luca, deux beaux spécimens de LaCuvette, aux fameux Saillants du Gua pour une séance de rési-rouste dans les dernières créations de maître Yush. Au programme de cet après-midi bien chargé, des essais dans Espace les spasmes un 7c+ en proue dément où il faut bien gérer son effort et  dans laquelle votre sac à magnésie ne sera qu'un poids supplémentaire, inutile, tant les mouvements s’enchaînent sans jamais avoir le temps de recaker. Malgré ce gang-bang ultime, personne ne réussit à faire vibrer la belle, seul Yush était à deux doigts du succès, normal me direz-vous lorsqu'on est monté comme lui.




Enfin, la renaissance eut lieu au Marocaz du haut où je réussis dans la séance à faire un 8a, Les précurseurs et un 7c+, Belle et rebelle au premier essai chacun puis au Col du chat en faisant également deux croix dans la séance avec Chat ki rat en 7c+ et Chat tyran en 7c. Le problème, c'est que tel le phénix, j'étais en feu, surtout au niveau des pieds car ces deux spots peuvent être considérés comme des dalles par les mecs du Sud, n'est-ce pas AK? Alors oui, le pauvre oiseau risque de tomber de sa branche lorsqu'il faudra de nouveau taper des essais dans Une émeraude en or, mon tube de l'été 2012 en gros 8a+. Il faut vraiment que j'arrête les dallouzes et que je me mette à grimper dans le dévers, mince alors, j'ai pas encore 40 ballets moi!!! Du coté des guest stars invités au spectacle, Luca empocha également Belle et rebelle au prix d'une belle bataille et Victor remplit copieusement son carnet de croix quelques jours plus tard avec les trois belles voies que sont Chat Kra 7a, à vue, Chat tyran 7c flash et Chat ki rat 7c+ au premier essai, et après il dit qu'il aime pas la dalle le saligaud! Pour la peine nous reviendrons pour racler les dernières voies encore faisable dans ce lieu si calme et frais.


Il ne reste plus qu'à continuer sur cette lancée et l'été 2012 risque tout juste de rattraper ce début d'année minable. Mais si j'arrive à tordre mon tube de l'été 2012, puis à faire dix 8a, puis Grip Tonic, puis Fist and furious et enfin deux 8b, alors peut-être que l'année 2012 ne sera pas si mauvaise que ça et que finalement la renaissance aura servi à quelque chose.