mardi 19 mai 2015

C'est bon le Lubéron!!!


Le saucisson c'est bon, et le Lubéron aussi ! Après des vacances de Pâques aux petits oignons dans les Alpilles en compagnie des Vigier, il nous tardait de retourner de l'autre côté du Rhône, à Venasque plus précisément. Quelques coups de fils aux copains et le rendez-vous était donné dans ce petit coin de paradis de la grimpe sudiste. LaCombe devait s'y rendre au grand complet. Jugez un peu : Jérémie alias le petit lion et Audruche alias Caroline pour ceux qui ont suivis, Luca et Françoise les jeunes vieux amoureux, les Lumineau, Roberto, Toto, la tribu d'Armelle, celle de votre serviteur bien aimé, celle de David et même quelques anciens comme Gaëtan et sa chérie. On allait pouvoir squatter les secteurs et les belles voies et faire fuir les autres grimpeurs armés de nos sales gosses braillards et odieux. Un résumé imparfait se trouve sur carnet vertical, concocté par Jerem' himself, dont le ton frise presque l'insolence !!

Je vous propose de mon coté de visiter les coulisses de cette expédition, la face cachée, l'envers du décors de ce monde vanille-fraise décrit par notre petit lion. Attention la suite peut choquer la sensibilité des plus jeunes...


L'histoire semblait idyllique mais elle se gâta lorsque AK, en vrai local et chacal, me donna le "dress-code" du week-end : mini-short et brassière de rigueur pour les filles. Les croix ne seraient validées qu'à cette stricte condition.
- AK : " Je veux voir des bouennasses façon Alizée Dufraisse ou Sierra blair-coyle!!
- Moi : " Ah ouais on a ça en stock dans notre équipe, tu verras il y a Soso avec sa brassière hyper sexe, et puis la p'tite jeune elle est bien mo[censuré]able..."
- AK : " Qui ça? Soso on l'a déjà matée "
- Moi : " Bah c'est Audrey, la copine de Jerem', elle met des collants comme Caroline Sinno...c'est bon ça !!! Et puis il y aura la copine de Luca aussi."
- AK : " Trop bon, par contre je ne serai là que le dimanche."
- Moi : " Cool, j'espère qu'il fera beau ce jour-là pour que nos meufs exaucent tes souhaits."





Le cahier des charges était très précis, et je mis en garde "Caroline" de suite. Comme réponse je n'eus droit qu'à un : " Mais pourquoi elle se mettent presque à poil pour grimper ? ". Je sentais que ce serait compliqué et que les attentes d'AK resteraient de l'ordre du fantasme. A défaut de mater il ne resterait plus qu'aux grimpeurs locaux l'option de faire des croix.


Chez les mâles, le "dress-code" habituel était appliqué, sans concession. Nous, on ne rechigne pas devant quelques égratignures aux genoux ou aux tétons lorsque la technique nous fait défaut. Mais à Venasque la falaise penche tellement que tous les mecs du groupe ont joué le jeu sans risque de se rayer la carrosserie.







Et comme les jeunes sont sans complexe, la palme revient à Milo qui n'hésita pas à baisser le bas lors d'un "réta-voiture" des plus acrobatiques...


Au premier jour, les girls furent très timides. Armelle portait un E9 beaucoup trop large pour elle, les autres jours aussi d'ailleurs. Le haut aurait très bien été avec un mini short Roxy à rayure façon SBC qui lui aurait accordé la moyenne à ce concours débile. Pour celui du plus beau deltoïde féminin de LaCombe le jury est formel, il y a une égalité avec Soso loin derrière Alex Puccio quand même. Mais arrêterons là les comparaisons car nous nous éloignons du sujet. Les autres grimpeuses se cachaient également derrière des pantalons et autres shorts tous trop longs pour rentrer dans la catégorie exigée. Même la copine de Gaëtan, Marion, pourtant estampillée comme une porteuse de mini-short par AK, n'osa dépailler les cardons... A croire que le secteur La Réserve, n'était pas le plus adapté pour notre concours. D'un autre coté tous les mâles de LaCombe n'étaient pas présents. Notre bel étalon italien manquait à l'appel, tout comme Roberto devant lequel Audrey n'hésitait même plus à se mettre en culotte !!! Ma performance à vue dans l'entorse en 7c, ne suffit pas non plus à extasier les femelles du groupe. Que fallait-il faire?


Le monstre américain

Après une petite nuit de sommeil et un réveil plutôt difficile, la preuve certaine ne trouve même plus le chemin de la bouche pour boire, 


l'ambiance devenait plus "hot" et l'idée de se dévoiler un peu en falaise effleura l'esprit de ces dames. Audrey la première, dans sa jeunesse fringante et innocente, avait même oublié que nous étions en camping et que les codes vestimentaires étaient différents de ceux usités en falaise.  


Je veux grimper, je veux grimper... Direction le secteur de Mauvaise limonade. Le soleil était bien présent, les prédictions de notre AK se révélaient exactes. On se sentait à l'aise avec un pied de falaise trois étoiles pour les bambins, des voies du 4 ème au 8 ème degré. Alors forcement ce qui devait arriver arriva, nous vîmes pointer des décoltés, des mollets et quelques cuisses... Le printemps se réveillait enfin. Les conditions étaient donc réunies pour perfer. Les garçons pleins de testostérone y allaient de leurs enchaînements à vue, Victor se sentait pousser des ailes dans le 8a du secteur, et Soso trop contente de se faire assurer/mater par Antoine ne reculait plus devant la grimpe en tête en brassière de sport (pas hyper sexe, mais bon!!!) Luca, tel le coq dans la basse court, déambulait aux pieds des voies provocant l'effeuillage des femmes comme réceptive à son charme. 







Quelques gestes obscènes et blagues salaces firent encore monter la température. L’excitation était à son comble. Le groupe avait même prévu un hamac pour parer à toute éventualité... De loin cela ressemblait à une plage échangiste du cap d'Agde, et les autres grimpeurs peu habitués à cette ambiance préférèrent se détourner vers d'autres secteurs. Toto était prêt à quitter les lieux tellement ça piquait les yeux.








Au troisième jour de grimpe, AK entra en scène. Lui aussi avait un p'tit short rose mais là désillusion !!!  Les filles avaient tout donné la veille et ce qui devait être une orgie de brassières, une Ola de p'tits culs moulés, une arrivée en fanfare, un accueil de femelles déchaînées et addictives aux locaux musclés, se transforma en séance de grimpe pépère. On passa du fantasme d'un plan à 3 avec des bombasses débordantes de désirs à la petite baise du samedi soir insipide et classique... Mais la vie n'est pas comme dans un film de Tarantino ou de Marc Dorcel, les grimpeurs sont des gens timides et discrets, n'en déplaise à AK. La journée passa plus rapidement que prévue au fil des départs anticipés de ce week-end rallongé. Les "Sinno" qui se pavanent en petit short c'est bon pour les séances photos mais dans la vraie vie, en falaise, en tout cas en Savoie, j'en ai jamais vues. Ma grimpe nécessite une grande concentration et je n'ai ni le temps ni l'envie de détourner le regard... LaCombe garde la tête froide sur ses objectifs d'ailleurs vous n'apercevrez jamais un de ses membres en train de reluquer des fesses de gymnastes plutôt que de tracter sur un pan Güllich !!!



Ce pur week-end de plaisir nous aura peut-être appris quelque chose sur le comportement des grimpeuses. A la vue des éléments dont nous disposons il semblerait que porter des vêtements de grimpe sexy est étroitement lié au niveau de la grimpeuse. Chez LaCombe nous n'avons que de la "berlotte". Elle porte donc logiquement un pantalon large et un T-shirt emprunté à son mec. Mais pour certaines le 7a/b pointe le bout de son nez. L'année prochaine c'est promis on revient pour faire le show.

Comme mon admirateur Jerem', je rappellerai aux doux abrutis qui font du camping sauvage sur les parking des secteurs d'escalade que c'est ce genre de comportements débiles qui conduit aux interdictions de grimper. Pour faire plus simple, si vous ne comprenez pas le Français : tu dors ailleurs!!!

dimanche 22 mars 2015

Maudits tendons



La vieillesse me guette. Fin 2014 une gêne s'était installée dans mon coude droit. Début 2015 le verdict était sans appel : Épicondylite. Encore appelé "tennis elbow", cette saloperie est le pire cauchemar du grimpeur après la rupture de poulie. Il s'agit d'une tendinite du coude qui fait penser au syndrome du bras en mousse... et pour un octogradiste cela peut être vachement handicapant non? En effet, il m'était presque impossible de tenir une bouteille pleine, voir à moitié pleine, le bras tendu.

Au début j'ai cherché des solutions par le repos et l'arrêt de bourrinage dans les dévers. Ça tombait à pic avec nos congés d'hiver synonyme de sport d'hiver. Batifoler dans la neige est devenu quelque chose qui me repousse de plus en plus mais si c'est pour se soigner... Et prendre un peu de plaisir en famille, alors... Le gros problème de cette tendinite au coude, c'est qu'on ne peut rien faire sans avoir mal et les quelques séances de ski de fond n'aidèrent en rien à soulager la douleur.
J'ai même réduit le temps passé sur l'ordinateur pour lâcher un peu cette souris devenue traumatisante.

Autre solution empruntée à notre Italien, Luca, le tombeur de ces dames, mettre une coudière. Outre le fait que ça comprime le bras et qu'on à l'air très con, comme me faisait justement remarquer Amandine lors d'une aprem' de débauche à Vertilac, l'utilisation de cet artifice ne m'apporta aucun bienfait.

Les étirements? Pourquoi pas!! Allez, j'essaye pour voir.

Guérison... Illusion? A en croire le discours de nombreux grimpeurs de LaCombe et de LaCuvette, la tendinite au coude serait très coriace et ne guérirait jamais vraiment. Il faut dire que même les gestes du quotidien deviennent traumatisants, on ne peut plus rien porter de lourd à bout de bras. Fini les positions osées du Kama-sutra et retour au classique missionnaire... Pareil en escalade, fini la grimpe renversante et retour aux dalles classiques.

Dans cette optique, la fin des vacances se déroula à Buoux, la perle du Lubéron, et Mecque de l'escalade en dalle, après Mouriés bien sur!! Un remake de l'année passée, avec les p'tits jeunes de carnet vertical mais sans l'ours Victor, bloqué en Savoie par une étrange affaire.



Quelques belles escalades néanmoins pendant ce week-end bien mitigé. Au niveau de la météo déjà, puisque la journée du samedi fut pluvieuse et froide puis au niveau gastrique, puisque la nuit du samedi fut blanche pour moi...et marron pour la cuvette des WC!!! Horrible... Mes espoirs de croix étaient donc réduits à néant, mais ce mini trip n'était de toute façon pas fait pour ça. Je pris néanmoins du plaisir à grimper dans Drôle de drame et Captain crochet en 7b. Pour tous, la beauté du paysage et du caillou compensaient largement la difficulté des itinéraires parcourus. Coté douleur, cela allait plutôt mieux et les étirements réguliers tout au long de la journée me faisait du bien. Il faut dire qu'à Buoux l'utilisation des pieds est primordial et que dans le 7b j'ai encore de la marge. Moins forcer, faire des voies plus faciles le temps de se remettre, et si c'était cela la clé de la guérison?





Attardons-nous un instant sur cette dernière photo ou cette autre plus bas, prise au Marocaz. C'est bien notre petite "Audruche" nouvelle adepte de LaCombe que l'on aperçoit.


Comparons immédiatement à ces photos :



Et oui, la mode du collant moulant refait surface!!! Mais cette mode à laquelle la fashion Audrey avait cédé me faisait instantanément penser à cette autre belle grimpeuse Bleausarde, la très fameuse Caroline Sinno. Aussi, pour chambrer un peu ces jeunots, j'aime bien casser un peu les jeunes moi, je m'amusais à surnommer notre Audrey, la Caroline de LaCombe. Mais Caro c'est aussi Mme Crimp Oil!!! Vous savez, cette huile spécialement créée pour soulager les blessures liées à la pratique de l'escalade. Du coup cela me donnait une autre piste d'exploration pour soigner cette maudite tendinite.
Sur les bons conseils de grimpeurs autrefois blessés, je passais à la pharmacie pour m'armer d'une panoplie de crèmes et autres huiles. Ma table de chevet ressemblait désormais à celle d'un vieillard près à tout pour soulager sa douleur.

 
Imaginez un peu le rituel du soir avant de se coucher!! Un coup de "Climb on" pour se réhydrater la peau des doigts et accélérer la réparation de l'épiderme. Un coup de massage des doigts et du coude avec le "Crimp Oil" ou juste du coude avec le "Baume du Tigre" si j'ai trop forcé sur les muscles des avant-bras. Et le gel lubrifiant dit la petite voie de pervers dans votre cerveau? Il parait que la cyprine, en application, accélère aussi la guérison d'après notre cher Victor, alors comme tous les moyens sont bons pour parvenir à nos fins, pourquoi ne pas essayer en faisant participer madame? Je tenais juste à préciser, pour ces mêmes pervers, que l'huile de Caroline ne contient pas cette dernière substance, inutile donc de fantasmer d'avantage, messieurs, sur les secrets de fabrication.

Le mois de Mars est déjà bien entamé et la douleur est toujours présente...au moral cette fois. A St Didier nous lutterons tel deux vieux éclopés dans Un départ assis de rêve en 7c, moi avec ce coude et Victor avec son doigt fragile. Puis au Col de Marocaz et son ambiance austère nous tomberons encore dans Boites en stock en 8b, notre projet à très long terme qui risque de nous prendre, encore, longtemps...Tellement mauvais que nos enfants préférèrent se camoufler le visage plutôt que d'être reconnus avec leurs parents. A notre décharge, nous pouvons dire que cette voie à toutes les caractéristiques de notre anti-style : Hyper longue, très résistante, deux crux dont l'un sur petites croûtes...arquées "poutrides" dixit Luca.  La preuve, dans mon style, j'arrivais à faire Vendredi Serein en 8a/a+ à Super U, au prix d'un bel effort, pressé comme un mec qui veut faire la voie avant son pot' Denis la machine.








Chamard, la météo, comme nos tendons, nous jouait également des tours, et malgré l'envie de découverte, nous restâmes scotchés dans Gratte-moi le téflon en 7b lors de nos tentatives à vue et dans l'Incontournable en 7c+/8a. Pas de bras, pas de doigts, pas de chocolats.