samedi 27 février 2016

la Bisexto



La Bisexto, voilà encore un titre à coucher dehors, à peine accrocheur ! LaCombe serait-elle en perte de vitesse ? La dernière fois il retournait en enfance et nous parlait de ses dessins animés préférés, maintenant il nous sert un titre incompréhensible. C'est quoi ça la "Bi sexe to" ? Ou plutôt la Bisexto ? Un nouveau mot branché genre MILF, WTF, boukaké ? Un nom de site d'escalade ? Pas possible, on ne connait pas ! Et pourtant... Il s'agit bien d'un secteur réputé de la falaise des Andelys. Hélas bien peu de Sudistes viennent lui rendre visite. Ces falaises ont pourtant formé des générations de grimpeurs et un article dans Escalade Mag de mars 2010 nous dévoile enfin tout le potentiel des lieux et met un terme aux idées reçues sur ces belles falaises de craie. On y apprend notamment que ces falaises sont constituées de sept secteurs pour 600 voies du 3 au 8b. Il pleut souvent en Normandie me direz-vous. Pas grave, la falaise ne résurge pas, de par sa nature très poreuse, ainsi, rapidement après une averse, vous pourrez regrimper. Orientées principalement au sud, les voies seront toujours bien ensoleillées pendant les belles journées d'hiver. 

Maintenant, je conçois que si on n'a pas de famille à voir en région Parisienne, il y aura mille autres endroits où grimper avant d'aller faire un tour à la Bisexto. Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus à la fin de cet article, je laisserais le geste de la fin à ma Soso.


Ceci dit, laissez-moi vous raconter nos quelques jours de grimpe en ce lieu. 
Une semaine, une semaine... Sept jours complet dans la banlieue pendant nos vacances !!! Une balle dans le pied en quelque sorte. Pourtant, ce petit périple avait été pensé depuis bien longtemps, et je me souviens encore relativement aisément du moment où j'ai dit "oui" à la Soso


 Au parking c'est tout beau. Un joli panneau témoigne des efforts de la FFME pour conventionner le site.

 Côté face, c'est tout vert, des champs. C'est plat, désespérément plat. On se demande où se cache la falaise. Je regarde mon topo, il s'agit des falaises des bords de Seine, donc situées de l'autre côté...


Effectivement, côté pile, après quelques mètres de marche on débouche sur un panorama fort sympathique. Et Soso qui faisait jusqu'alors la moue, se dérida, euh non cela s'appellerait un lifting, se détendit pour apprécier le lieu. Quand on arrive là, et que le soleil cogne sur nos corps transits, on se dit que la journée va être bonne. Un point de marqué.



En bon connaisseur des lieux je savais que cette période était la meilleure pour la pratique de l'escalade. Je me souviens même d'avoir eu trop chaud à la Spéléologue pendant mes essais dans les classiques Fourberrie's et Trivellini quelques années plus tôt. Aujourd'hui cela ne serait pas le cas puisqu'un petit vent, fort malin, venait nous glacer les os. Le secteur était beau, calme, d'apparence bien nettoyé et bien rééquipé. Après concertation nous nous lancions dans Super pinaille, un 6a+ estampillé "mythique" dans le topo. Je mousquetonne le premier point, me mets en place pour le deuxième mouv', jette et tombe, comme une mer... Ahhh, tout commençait pour le mieux. Nous décalions ensuite les dégaines dans la voie voisine en 6c. Même en ayant regardé les prises, je me pris à nouveau un but !!! Mon moral était intact, mon égo était au plus fort. Aucune blessure. Je savais pertinemment que les voies dans le 6ème degré à l’échauffement étaient très piégeuses. Soso pensa alors comme moi, il fallait faire les voies historiques et répétées pour éviter ces désagréments. Deuxième constat, il fallait aussi utiliser la canne à pêche de Vic pour partir pré-mousquetonné.



Ainsi, tout devint plus simple et les voies passèrent presque toutes à vue pour ma part. Les Mantais en 7a que Soso faillit faire le dernier jour. Une voie vraiment classe et accessible. L'ébranleur, 7a également puis la Voie Vic en 7b+ . Comme ici tout se joue dans les premiers mètres il était facile de bien anticiper les prises depuis le bas et de planifier son escalade. J'utilisais aussi le bout de la canne pour sonder le rocher à la recherche des bonnes prises. Rien n'était laissé au hasard donc.




C'était tellement bon, de faire des croix, nous étions en communion avec la nature, en totale harmonie (cf les photos suivantes)



La journée de repos à Paris pour voir l'expo Picasso, pas "top" entre parenthèses, nous remotiva pour une nouvelle expédition sur les bords de Seine. Une impression de déjà vu non ? Le soleil nous accueillit de nouveau. L'extase. J'essayais alors le mode caméra du portable pour immortaliser quelques ascensions marquantes comme Royal vol en 6b et Baiser salé un pseudo 8a. Mais les plus beaux combats se feront encore une fois à vue dans Le silence de la mer 7aLes Chiadeurs 7b+ et le fameux Linceul noir un des premiers 7b de France. L'escalade était athlétique dans les bombés puis continue dans des murs parsemés de silex. On en redemandait presque jusqu'à la nuit.










Il nous restait encore quelques forces et motivations pour tenter un troisième jour de grimpe dans ce secteur. Le beau mur de la face Sud-Est recelait encore de perles à grimper. Soso se délecta de Diedro griso avant de marcher dans le 6c+ de gauche qui avait comme particularité de proposer un crux sommital. Je ne pouvais pas repartir sans essayer Papa litz en 7a et My trailor is rich en 7b, deux autres incontournables avec du caractère, comprenez avec de l'engagement. Puis le ciel se bacha et Soso, trop gelée, n'eut pas le temps de retenter Les Mantais qu'elle était à deux doigts de réussir. Autant vous dire tout de suite, les affaires d'été seront restées dans le sac et le mini short de ma Soso dans les rayons du magasin. Ce climat conviendrait donc parfaitement à nos bouennasses Savoyardes/Bugistes poilues, pro baggy E9. De mon côté, j'eus juste le temps de faire encore une classique avec Salsa du démon en 7c, une voie continue où il faut un peu remuer son corps pour sortir du dévers et certainement la plus belle des voies de la Bisexto.




Les poches étaient pleines de croix, le moral retrouvé et les vacances de justesse sauvées. Il est bon de temps en temps de changer de spots puisqu'en trois jours ici nous avons fait plus de perfs' qu'en une année à SuperU... Les Andelys, la future destination discount lorsque l'Espagne ne sera plus à la mode ? Un juste retour aux basiques et classiques plutôt. A méditer...

dimanche 31 janvier 2016

Le club dorothée


La nostalgie de cette émission des années 90', à moins que ce ne fut de mon enfance passée, nous donna l'idée pour un thème de soirée arrosée, entre adultes consentants. Ainsi nous nous déguiserions en nos personnages de dessins animés préférés. De plus, les travaux de la maison étaient suffisamment avancés pour permettre à 50 personnes de venir fêter le passage à la nouvelle année. Une double occasion rêvée pour faire n'importe quoi avec des amis grimpeurs, venus de loin pour chanter " happy new year ". 


C'était donc dans ce délire là que LaCombe reçut, dans son palais de bois fraîchement peint, toute une troupe de joyeux lurons. La Famille patate, la Fée clochette, une tortue ninja, Blanche neige, Sam le pompier, les Daltons, Popeye et Mario arrivèrent les premiers sur place. La cabane en bois avait été soigneusement préparée au pire et ce sont les murs couverts de papier et le sol protégé par de la moquette que la soirée pouvait débuter. La sonnette n'en finissait plus de nous alerter. Tom sans son Oliv' et une dalmatienne pointaient le bout de leur truffe. Mini et Robocop suivirent. Un autre Mario, accompagné de Jeanne, franchirent le pas de la porte, accompagnés par Roberto et Babeth, nus. Enfin, ces derniers n'avaient pas eu le "dress code" de la sauterie et arrivèrent hagard et bien habillés sur notre belle moquette. Le doute c'était quand même emparé d'eux lorsqu'ils croisèrent Mario dans la rue avec son bleu de travail et sa casquette "M". Peu importe, pour LaCombe ils étaient déguisés en BG.




Aladin et Mario, 10 ans après.
Je passerai les détails de l'arrivée de Thor, Spiderman, Cruella et son chiot, Assurancetourisque, Alice, le Chapelier fou, Robin des bois, Aladin... et j'en oublie surement... mais à ce moment là je ne contrôlais déjà plus rien. Savoir lâcher prise de temps en temps pour un grimpeur n'est-ce-pas un comble ?


Vic toujours à l'affut
Bzzzz

Manu le fou...




Haro sur les absents qui n'auront pas profiter de la thématique et de notre installation " tente d'immigrés Syrien " et buffet garni. Ainsi AK et Cath, restés bloquer par une gastro sur Strasbourg, n'auront pas connu cette ambiance de boite de nuit où la foule en délire effectue des danses lassives et où les femelles en chaleur ondulent leurs corps sur le beat comme pour simuler une relation sexuelle... Une ambiance rarement vue en falaise donc !!! Cathwoman, partie trop tôt, n'eut que les préliminaires, malheureusement pour elle qui aime les grosses...orgies. Haro sur ces couples, devenus jeunes parents durant ce beau mois de décembre, bloqués par des biberons ou des tétés trop régulières et garanties "0% éthanol". Haro sur mes collègues de travail qui auront eu peur de s'ennuyer.

Démo de giclette

Tous ces gens auront donc loupé la giclette prodiguée par votre serviteur, qui prit son rôle de Sam le pompier très au sérieux, prêt à éteindre le feu ou à embraser les excités à la vodka orange. Ce remake du shooter plu énormément à Roberto qui vit, là-encore, un instrument de perversité. Lorsque la soirée était devenue débridée, mon arme me glissa des mains pour arriver dans celle de Roberto. Il fallait alors le voir distribuer, avec plaisir, des pulvérisations dans les bouches consentantes de ces dames, qui en redemandaient bien évidemment!!!



Le Club Dorothée, ce n'était rien d'autre qu'une bande de copains qui se retrouvaient pour divertir les enfants à la TV. LaCombe durant cette belle période automnale fit de même sur son chantier. Les copains venaient pour aider, ils se transformèrent en artisans spécialisés. Roberto en carleur pro, matos compris, très efficace, indispensable et pas cher... Je recommande. Toto en peintre, jardinier, menuisier méticuleux et conseiller précieux. M Perrod en peintre et installateur de parquet flottant technique et efficace. Tout ce petit monde se retrouvait, après, à la falaise de SuperU, "the place to be" savoyard de l'automne. Une bonne ambiance donc qui se poursuivit jusqu'au 24 Décembre où l'on pouvait encore grimper en short là-haut et équiper quelques dernières voies. On notera la réalisation marquante de Roberto qui enchaîna Révélation en 7c+. Méa culpa... On attend sa prochaine croix dans Renaissance. Toto, plus motivé que jamais, devrait également, bientôt réussir Rédemption en 8a. Ah, on me fait signe dans l'oreillette qu'il est tellement fort qu'il a été plus rapide pour enchaîner Vendredi serein 8a et Rédemption, le même jour, que moi pour écrire cet article...




C'est également à Fréterive que LaCombe fit sa reprise en escalade. Comme après toute période d'arrêt, de transition, il faut recommencer avec des valeurs sûres permettant de se réhabituer à l'activité. La montagne c'est comme les femmes, on y revient souvent... Fréterive c'est un peu comme une ex, on se souvient rapidement comment faire pour atteindre l'extase... Bourriner, l'excitation fera le reste. Ici donc, le bourrin s'exprimera mieux qu'ailleurs. Victor, en chef de file, nous montra sa fermeture de biceps dans le Clito, un beau 8a tout en fissure, comme dans la Bête noire, un autre 8a sur bi et tri, très typé pan, à la Margalef dixit l'homme, qu'il fit au premier essai. L'entrainement paierait-il enfin? Faut dire qu'il y mettait du cœur le bougre, même en falaise, il se tirait sur l'élastique avant les essais. Pour faire gonfler ses biceps me demanderez-vous? Certainement oui, car d'après lui aucune femme ne pourrait y résister et que ça aiderait pour "puncher".




Pour finir, le club LaCombe, vous dédicace ces quelques clichés de puncheurs. Saurez-vous retrouver leurs propriétaires? Armelle en connaisseuse aurait préféré les reconnaître au toucher, je pense, mais les avancées technologiques du numérique ne permette pas encore d'en arriver là... J'espère juste qu'un jour qu'on pourra faire de même avec vos cuisses mesdames... enfin pour ça il faudrait valider deux conditions : une jambe totalement épilée et le port du mini short.







jeudi 26 novembre 2015

Soldes à SuperU


Tout le monde connait cette enseigne de grande surface qu'est SuperU, mais connaissez-vous le spot secret de la Combe de Savoie ?
- Oui. C'est bien vous êtes de vrais grimpeurs polyvalents, ambitieux, curieux de nouveautés et avides de premières ascensions.
- Non. Vous sortez !!! Enfin, ça serait plutôt vous montez. Cet exceptionnel automne ensoleillé nous aura permis de jouir encore mieux du lieu, d'autant que les chasseurs préféraient jouer dans les maïs avec leur fusil, plus prompt que jamais à tirer sur les randonneurs désarmés. Il n'y avait donc plus aucune excuse valable pour refuser d'y monter.
Justement parlons-en de cette fameuse montée ! Le temps indiqué dans l'excellent topo de votre serviteur n'est qu'une indication, normal, ce qui est sur c'est qu'il faudra faire 450m de dénivelé, d'après notre cher Roberto, adepte de la précision !!! Au moins si vous vous faites rouster dans les voies vous aurez déjà fait un petit tour à pied.

Cyril tout sourire

Chez LaCombe, le mois d'octobre fut donc exclusivement consacré à cette falaise. Entre les couches de peintures et autres menus bricolages liés à la construction d'une maison, SuperU était le lieu privilégié pour continuer à faire de l'escalade. Le plus dur était de trouver des grimpeurs suffisamment motivés pour y aller... même en se garant de plus en plus haut dans les vignes. Et là, la magie de la communication opéra. A grands coups de c'est top, c'est dément et autres superlatifs, je convainquais d'abord Cyril et Max d'y monter, puis ce fut Toto, puis un jour on se retrouva à treize adultes consentants... venus pour suer dans la montée et se faire mal aux biceps dans les voies. Des Grenoblois firent également le déplacement les autres jours de la semaine, même Armelle la bouennasse, trouva le courage d'y aller. Ses petites jambes fraîchement épilées ne purent néanmoins résister aux assauts des buis déshabilleurs et elle se retrouva contrainte de grimper en shorty et sous tifs!!! Vilains buis.

La bouennasse a chaud

Topolino dans les vignes

L'ours dans le départ du Bikaboué


Avant la cohue, Victor eut juste le temps de faire rapidement le bikaboué en 8a ainsi que la FA de Shere Khan, une autre perle, autour du 8a/+ que je venais à peine d'équiper. Décidément il a gardé cette mauvaise habitude de me voler le premier enchaînement, mais du coup je garde la mienne qui consiste à raboter la difficulté. Pour ceux qui aurait répondu non à la question posée au début de ce billet, voilà une autre raison d'y aller rapidement : c'est les soldes!!! Autrement dit, c'est discount et il faut mieux en profiter maintenant avant un réajustement des prix, en plus c'est bientôt noël alors autant se faire des petits cadeaux.

Les vipères se cachent



Ce fameux jour de novembre, Roberto arriva en dernier à la falaise. Les tas de bâtons de marche laissés au début du couloir lui avaient pourtant donné une indication, mais en arrivant là-haut il n'y croyait pas ses yeux. En effet, il pouvait dénombrer six cordées, des grimpeurs connus, des inconnus, des chauves et même des femmes... Oui, vous me lisez bien !!! Quelques spéci(wo)mens de grimpeuses avaient fait le déplacement et se régalaient verticalement, chauffées par un soleil généreux. Amandine, en connaisseuse, avait opté pour le short rose girly, une couleur que les vipères du coin n'avaient encore jamais vu. En bon hôte du lieu je conseillais au mieux les invités. Seul Luca et la Soize restèrent sur leur faim ne trouvant pas la perle qui les envoûterait. Max et Roberto prirent à deux Révélation en 7c+, pour leur plus grand plaisir. Il y eu un gros gang-bang dans Shere khan 8a/+ qui connut sa première, deuxième et troisième répétition dans la même heure. Math, à son habitude la randonna flash avant d'aller tester le "jump" à une main du coup du taureau en 8a, sans jeter, le filou, puis le projet extrême de Victor qui n'en sera finalement pas un.



Cyril et Max enfilèrent Panne sèche et CAf's touch, comme Bego... qui enchaîna aussi ces derniers itinéraires !!! Oulala de quoi parle-t-on? Je reformule. Cyril prit son pied dans Panne sèche comme Bégo!!! Enfin non Bégo n'est pas sèche, c'est le nom de la voie. Ahhh je raconte n'importe quoi en ce moment. Reprenons. Cyril, Max et Bégo grimpèrent dans deux magnifiques voies. Rémi malgré un départ difficile conclut quand même la journée avec un beau à vue dans Paire de pincettes en 7b. Girly Amandine fit Frotteur en 7a, mais choisit le mauvais 7b avec L'enfoncement du clou, pourtant je lui avais bien dit d'aller dans celui de droite. La peur de la marche d'approche avait à mon avis bloqué certains dans leur choix d'un projet à leur niveau. Pourtant les plus belles voies se situent dans le dévers. Vous aurez là des itinéraires longs et plutôt résistants sur de l’excellent caillou Savoyard. La trilogie Révélation 7c+, Renaissance 7c+ et Rédemption 8a est à faire absolument, comme ses voisines de gauche, Vendredi Serein 8a/+, Le bond du tigre 8a et Shere Khan 8a/+ .

Les tauliers


La balle est maintenant dans votre camp. Perso l'escalade c'est terminé pour 2015. Une autre occupation me prend tout mon temps libre en ce moment, et celle de quelques amis aussi. En effet, j'ai troqué mes chaussons et mon perfo contre un pinceau et une visseuse. J'espère juste pouvoir accueillir LaCombe comme il se doit le 31 Décembre pour une crémaillère d'enfer, Mesdames préparez-vous à danser sur les tables!!!