lundi 2 mai 2016

Margalef, stop je fais mon râleur!!!


LaCombe en Espagne à Margalef précisément, voilà une nouveauté pleine d’intérêts et susceptible de passionner mes chers lecteurs. Il y en aurait des choses à raconter, des anecdotes à dévoiler, des coups de gueules à pousser, de quoi remplir deux articles tellement le séjour aura été chargé et intense. Mais pour ménager les humeurs de tous et ne pas encore passer pour un vieux râleur, je resterai volontairement neutre et consensuel.

Margalef, un de sites majeurs de la Catalogne, un laboratoire de voies dures et médiatisées où toutes les "Rock stars" viennent se faire shooter dans les derniers projets en 9a+, nous tendait les bras pour onze jours de grimpe. Sur conseils et envies de nos p'tits jeunes, nous avions pris la décision de venir ici plutôt qu'ailleurs. Là encore, nous faisions dans l’intergénérationnelle multifamilial en partant à 18 personnes, âgées de 3 à 64 ans. Pour être sur de notre "savoir vivre en groupe", nous allions même jusqu’à prendre une auberge de jeunesse comme hébergement au plus près des falaises, le fameux gîte de Jordi Pou, El raco de la finestra. L'idée avait l'air sympa. La réalité beaucoup moins. Stop, je fais mon râleur.


C'est dans ces moments là que l'on bénit les inventeurs des boules QUIES et des substances illicites. Pour les autres, c'est-à dire ceux qui veulent faire du sport et être frais le matin sans abus, je ne vois pas de solutions viables, mise à part le camion aménagé, loin des aires de campings sauvages squattées par tous les "pouerks à chiens" amateurs de coupes mulets degueux et autres trop grands amoureux de la nature. Stop, je fais mon râleur.

A Margalef, il y a tout le caillou voulu pour le grimpeur. Il y a juste ça d'ailleurs. Pour le reste... Pas de gîtes, pas de boutiques, pas de supermarchés, rien à visiter... un trou paumé où les journées de repos sont synonymes de casse-tête "anti emmerdite" aiguë. Stop, je fais mon râleur.

Avec le topo tout neuf en main, on se rend vite compte que la tâche va être rude pour choisir un secteur parmi les plus de 60 proposés. La vitalité des équipeurs, également employés du gîte, assure un renouvellement perpétuel des voies. Cela permet-il de fidéliser la clientèle de luxe? "Ola, j'ai équipé une nouvelle voie de 40m dans un panneau à 45° sur bi doigts, ça te dit de venir essayer?" Pour les autres lambdas, il y aura plein de voies discounts, très classes, selon son style, qui pousseront à revenir.
A 18 personnes, ce choix s’avérait encore plus difficile. Ainsi de petits groupes de grimpeurs se formaient en fonction des attentes et projets de chacun. Pour les jeunes, le secteur de La Finestra fut massivement plébiscité. En terme de ratio ampleur/temps d'approche, c'est celui qui en imposait le plus, dans les voies dures. Pour les amateurs de 6ème degré il faudra voir ailleurs, malheureusement. La Catédral et La Visera de la coma furent sans contestation ceux qui en jetaient le plus. A l’unanimité, les 40m de léger à fort dévers nous stupéfièrent. Trop élitistes et lointains, nous n'y grimpèrent hélas pas. D'une façon générale les voies sont plutôt courtes et n’effrayent pas le grimpeur. On ne ressent pas l’imposante raideur d'une falaise qui vous domine et vous écrase de par sa hauteur. Les voies sont toutes magnifiques mais sans plus. Stop, je fais mon râleur.





Sur certains points, je rejoindrais mon cher AK, la patine, le surpeuplement, l'ambiance... Stop, je fais mon râleur.

Pour les voies, le caillou, le site, les conditions climatiques, rien à redire. L'offre était largement suffisante à ma demande et à celle du groupe.
Départ un mercredi, de Montmélian, depuis la casa Victor, où la première difficulté fut de mettre toutes les affaires de la Blondasse et de ses filles dans les deux voitures prévues. Deux petites voitures en plus, un Jumpy de huit places et une Logan break!!! Ça commençait fort, mais nous allions être les uns sur les autres pendant dix jours alors quelques heures de plus !!! Direction Margalef donc à 8h00 de route !!!
Quelques pauses pipi plus tard, nous voilà à destination, le groupe était presque au complet puisque seul les Vigier nous rejoindraient en fin de semaine. Le gîte était investi et les chambres squattées par les enfants. Fatigue et tension étaient perceptibles au sein du groupe d'autant que les commodités n'étaient pas au rendez-vous!




Peu importe, le lendemain, après une nuit agitée, les petits jeunes étaient les plus motivés. Debout à 8h00 et prêts à 9h00... J’hallucinais. Tels de jeunes chiens fougueux ils entamaient le séjour sur les chapeaux de roue, à bloc... Cela allait-il durer? La sagesse du vieux chauve expérimenté dans ce domaine me faisait prendre mon temps, d'autant que l'épineux problème du choix du secteur se profilait déjà. Un spectre qui refera surface chaque matinée, pour accroître encore les tensions et frustrations. Enfin, le soleil brillait, les femmes étaient disponibles, épilées et enjouées, voir même un peu coquines. Elles se prêtaient donc volontiers à l’élection de "miss plus beau boule 2016".



C'est au secteur Raco de la Finestra que le groupe se fixa finalement après quelques errances sur le Bloc del Pork pour que les enfants tâtent également du caillou. Les premières impressions furent bonnes malgré la patine, le premier 7a Ingravitus était retors et on se posait déjà des questions sur notre capacité à résister 3 jours d'affilé au broutage de peau. Soso ouvrit directement la loterie des croix en réalisant cette dernière mi flash, mi à vue, confirmant son statut de septogradiste. La bière allait couler durant la soirée.Toto et Victor firent cordée ensemble dans Entretres en 7a+ bien dur avec une section pas facile à vue. Mon coté jeune chien fougueux, me poussait aussi vers le 8ème degré! La sombra del Viento me fit de l’œil. Ça ne penchait pas, ça ressemblait à rien et pourtant je décidais d'y aller. La vidéo d'un gosse de 8 ans grimpant comme un sac dedans m'avait peut-être fait franchir le cap, ne serait-ce par curiosité. Appliqué et méticuleux, je cherchais les méthodes pour enchaîner rapidement cette blague! La falaise entière entendit mes cris de frustration lorsque je dus me rendre compte que je devrais laisser les dégaines une journée supplémentaire. L'histoire se finit bien puisque le lendemain, je fis la croix sans préavis en bluffant une lesbienne Russe pas sympathique qui berlottait dans la voie depuis deux heures en saucissonnant sur mes belles dégaines JeGrimpe.com. C'était donc avec un certain plaisir que je récupérais mes paires lui laissant un mur presque vierge. Vic qui voulait bouffer du 8a "à vue" se jeta dans Dando brea, un bloc encordé dans un panneau à 45°. Et bien ce qu'on peut dire c'est qu'il n'a pas encore assez de gros biceps l'Ours de Savoie! Le "à vue" se transforma en "second go". Au deuxième jour de grimpe, après un départ à 10h00, de belles réalisations tombèrent enfin. 7c à vue pour Victor et flash pour moi dans Magic festival, une méga classique très résistante au sommet qui sera le projet des jeunes étudiants de Vic:  le Jerem' et le beau FloTotor pouvait enfin se laisser séduire par la Via del quim en 8b+, son projet dur du séjour. De son coté la blondasse se baladait dans les 7a et Toto "croitait" les voies à vue.



troisième jour : repos et levé tardif. Une escapade au secteur Can dit gros pour faire grimper les enfants et les anciens fut néanmoins planifiée. Un périple de dingue cette journée de repos, chargés comme des bêtes à longer la falaise dans les arbustes, nous mirent deux heures à trouver ce secteur en prenant soin d'éviter les "week-end warriors", venus en masse ce samedi. Pour les intrépides de LaCombe ce fut le moment pour aller explorer les secteurs les plus lointains mais aussi les plus classes il faut le dire. Pour d'autres ( Toto et Benou) l'appel de la pédale se fit sentir, une manière toute particulière de reposer les bras, à bicyclette. L'élection des plus beaux mâles se tint également ce jour et le résultat fut serré mais sans surprise : Le bel étalon haut-savoyard Flo remporta la première place, de peu devant votre serviteur!


Sieste sur une vire, le top.



Que faire aujourd'hui? Où qu'on va? Can dit gros à muerte! Et nous revoilà le lendemain sur les mêmes pentes rocheuses avec notre matos de grimpe cette fois. Départ à 11h00, et squattage des voies disponibles d'entrée. Le dimanche il y avait foule aussi. Ce fut une journée de croix pour notre petite blondasse ( oups le pléonasme) préférée avec l’enchaînement à vue de son premier 7b, Jodida pero contenta que Soso fit également, en moulinette... La bière coula à flot le soir et nous eûmes droit à un streap tease endiablé de la bouennasse qui nous dévoila la perfection de son épilation. Imaginez les hommes du gîte, des mecs qui ne pensent qu'a fourrer leurs gros doigts boudinés dans des trous toute la journée lorsque Armelle, d'un mini string vêtue, se dandina au dessus de leur assiette ? Cette explosion d’œstrogènes résonna dans tout le réfectoire et les mâles attirés, aimantés se détournèrent du droit chemin pour venir glisser les billets de 20 € directement dans la ficelle!!! A ce moment là, je me réveillais... La journée avait été trop intense. Une autre première, pour Jerem'; non, il ne s'agissait pas de sa première expérience homosexuelle, seulement d'une réalisation, son premier 7c+Joguina sexual. Il avait déjà fait 8a mais jamais de 7c+!!! Ces jeunes qui sautent les étapes c'est vraiment n'importe quoi, les vieux chauves attendent de faire 100 voies dans le 8a avant de tenter un 8b au moins! Toto fit également la croix rando et Vic la fit "à vue marseillais" quelques jours plus tard avec Flo. De notre coté, avec mon Totor nous essayâmes notre 8a quotidien avec Amenàbar et le firent au premier essai. Une belle voie avec un crux sur mono une demi phalange dans du mur vertical.


le beau mur de Joguina sexual

Comme de gros autistes nous voulions retourner à La Finestra pour essayer El purgatori en 8a+, Flo, Jerem' et Toto au secteur Tenebrès pour enchaîner Magic festival. Une journée de loose puisque le projet en 8a+ ne me convenait pas, trop patiné, je ne trouvais pas la bonne méthode et surtout démotivé pour tenter des essais pendant plusieurs séances. Le fantôme du AK planait sur ma tête à ce moment là! J'étais pris d'une "ralite" aiguë des plus pénibles pour mes compagnons de cordées. Une compensation néanmoins avec l’enchaînement de La corva de la felicitat, un 7c bien conti comme j'aime, poussé par le vent de la collante. Jerem' réalisait lui aussi son projet. Finalement la journée ne fut pas si désagréable.




Les jours suivant le choix des secteurs devint problématique et le groupe se scinda. La division avait du bon puisque chaque partie trouva son bonheur. A Can Verdures, Soso et Cathy se déchirèrent pour enchaîner les classiques BitX en 7a et O'Mar Galef en 7b. A la Cova Soleiada, située juste à coté je dérouillais Ment en blanc, un 8a bien résistant sur réglettes, un comble pour Margalef et la majeurissime Doctor Feelgood encore 8a, au prix d'un bon combat au premier essai, grâce aux méthodes éprouvées par Jerem'. Les autres bénéficiaient d'un temps maussade pour tester le secteur de Punta Espadelles. De belles journées avec des conditions climatiques parfaites à partir de 16h, comme quoi, rien ne servait de se presser le matin.


 La fin du stage espagnol pointait le bout de son nez. Les soirées au gîte s'allongeaient. Les p'tits jeunes essayaient même de débaucher la jeune fille au pair des Vigier afin de lui laisser un souvenir mémorable des Français. Le UNO était devenu une institution avec ses irréductibles dont le Benou qui n'attendait pas la fin des repas pour proposer une partie. Les levés étaient de plus en plus tardifs, pour le bien des parents qui pouvaient alors espérer grimper une journée supplémentaire. Un jour pluvieux et la baisse de motivation générale se fit ressentir. C'est encore une fois à la Finestra que nous trouvions refuge. La pluie n’empêcha pas La blondasse, Benou et Cathy de faire Garotina un très photogénique 7a , mais fit glisser Soso "la main dans le bac". Flo pouvait montrer ses muscles de mister Margalef 2016 dans Esquerda Alertzale en 7b+, la belle trouvaille du jour. C'est avec un regain de fougue que le dernier jour nous décidâmes de rendre visite à Ca la Marta. Ainsi c'était en petit comité, puisque les jeunes étaient encore dans leur lit au moment du départ, que nous découvrions ce sympathique secteur. Des voies de 25m, des murs, des dévers jaunes à trous, du facile, du 8b, personne, c'est là que nous aurions dû venir me disais-je? Le timing serré nous priva de croix. Je m'en sortis relativement bien dans Tan tiernas como un bébé en 8a arrivé complètement occis au relais. Idem pour Armelle dans un 7a d'ampleur juste à coté ou un autre essai aurait été victorieux.



Manon au départ d'un 6b

Stop,  j'ai fais mon râleur pendant le séjour, mais rarement à cause de la grimpe. Margalef c'est une base de l'escalade sur trous, point. Des voies de toutes longueurs et de tous les styles y sont présents et en cherchant bien vous trouverez toujours des voies à vos goûts. Le seul hic restera pour ma part l’hébergement, qui ne convient pas suffisamment aux familles avec enfants, à moins d'être habitué aux dortoirs partagés. A nous maintenant les autres falaises catalanes inscrites sur toutes "to do list" qui se respectent.


samedi 27 février 2016

la Bisexto



La Bisexto, voilà encore un titre à coucher dehors, à peine accrocheur ! LaCombe serait-elle en perte de vitesse ? La dernière fois il retournait en enfance et nous parlait de ses dessins animés préférés, maintenant il nous sert un titre incompréhensible. C'est quoi ça la "Bi sexe to" ? Ou plutôt la Bisexto ? Un nouveau mot branché genre MILF, WTF, boukaké ? Un nom de site d'escalade ? Pas possible, on ne connait pas ! Et pourtant... Il s'agit bien d'un secteur réputé de la falaise des Andelys. Hélas bien peu de Sudistes viennent lui rendre visite. Ces falaises ont pourtant formé des générations de grimpeurs et un article dans Escalade Mag de mars 2010 nous dévoile enfin tout le potentiel des lieux et met un terme aux idées reçues sur ces belles falaises de craie. On y apprend notamment que ces falaises sont constituées de sept secteurs pour 600 voies du 3 au 8b. Il pleut souvent en Normandie me direz-vous. Pas grave, la falaise ne résurge pas, de par sa nature très poreuse, ainsi, rapidement après une averse, vous pourrez regrimper. Orientées principalement au sud, les voies seront toujours bien ensoleillées pendant les belles journées d'hiver. 

Maintenant, je conçois que si on n'a pas de famille à voir en région Parisienne, il y aura mille autres endroits où grimper avant d'aller faire un tour à la Bisexto. Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus à la fin de cet article, je laisserais le geste de la fin à ma Soso.


Ceci dit, laissez-moi vous raconter nos quelques jours de grimpe en ce lieu. 
Une semaine, une semaine... Sept jours complet dans la banlieue pendant nos vacances !!! Une balle dans le pied en quelque sorte. Pourtant, ce petit périple avait été pensé depuis bien longtemps, et je me souviens encore relativement aisément du moment où j'ai dit "oui" à la Soso


 Au parking c'est tout beau. Un joli panneau témoigne des efforts de la FFME pour conventionner le site.

 Côté face, c'est tout vert, des champs. C'est plat, désespérément plat. On se demande où se cache la falaise. Je regarde mon topo, il s'agit des falaises des bords de Seine, donc situées de l'autre côté...


Effectivement, côté pile, après quelques mètres de marche on débouche sur un panorama fort sympathique. Et Soso qui faisait jusqu'alors la moue, se dérida, euh non cela s'appellerait un lifting, se détendit pour apprécier le lieu. Quand on arrive là, et que le soleil cogne sur nos corps transits, on se dit que la journée va être bonne. Un point de marqué.



En bon connaisseur des lieux je savais que cette période était la meilleure pour la pratique de l'escalade. Je me souviens même d'avoir eu trop chaud à la Spéléologue pendant mes essais dans les classiques Fourberrie's et Trivellini quelques années plus tôt. Aujourd'hui cela ne serait pas le cas puisqu'un petit vent, fort malin, venait nous glacer les os. Le secteur était beau, calme, d'apparence bien nettoyé et bien rééquipé. Après concertation nous nous lancions dans Super pinaille, un 6a+ estampillé "mythique" dans le topo. Je mousquetonne le premier point, me mets en place pour le deuxième mouv', jette et tombe, comme une mer... Ahhh, tout commençait pour le mieux. Nous décalions ensuite les dégaines dans la voie voisine en 6c. Même en ayant regardé les prises, je me pris à nouveau un but !!! Mon moral était intact, mon égo était au plus fort. Aucune blessure. Je savais pertinemment que les voies dans le 6ème degré à l’échauffement étaient très piégeuses. Soso pensa alors comme moi, il fallait faire les voies historiques et répétées pour éviter ces désagréments. Deuxième constat, il fallait aussi utiliser la canne à pêche de Vic pour partir pré-mousquetonné.



Ainsi, tout devint plus simple et les voies passèrent presque toutes à vue pour ma part. Les Mantais en 7a que Soso faillit faire le dernier jour. Une voie vraiment classe et accessible. L'ébranleur, 7a également puis la Voie Vic en 7b+ . Comme ici tout se joue dans les premiers mètres il était facile de bien anticiper les prises depuis le bas et de planifier son escalade. J'utilisais aussi le bout de la canne pour sonder le rocher à la recherche des bonnes prises. Rien n'était laissé au hasard donc.




C'était tellement bon, de faire des croix, nous étions en communion avec la nature, en totale harmonie (cf les photos suivantes)



La journée de repos à Paris pour voir l'expo Picasso, pas "top" entre parenthèses, nous remotiva pour une nouvelle expédition sur les bords de Seine. Une impression de déjà vu non ? Le soleil nous accueillit de nouveau. L'extase. J'essayais alors le mode caméra du portable pour immortaliser quelques ascensions marquantes comme Royal vol en 6b et Baiser salé un pseudo 8a. Mais les plus beaux combats se feront encore une fois à vue dans Le silence de la mer 7aLes Chiadeurs 7b+ et le fameux Linceul noir un des premiers 7b de France. L'escalade était athlétique dans les bombés puis continue dans des murs parsemés de silex. On en redemandait presque jusqu'à la nuit.










Il nous restait encore quelques forces et motivations pour tenter un troisième jour de grimpe dans ce secteur. Le beau mur de la face Sud-Est recelait encore de perles à grimper. Soso se délecta de Diedro griso avant de marcher dans le 6c+ de gauche qui avait comme particularité de proposer un crux sommital. Je ne pouvais pas repartir sans essayer Papa litz en 7a et My trailor is rich en 7b, deux autres incontournables avec du caractère, comprenez avec de l'engagement. Puis le ciel se bacha et Soso, trop gelée, n'eut pas le temps de retenter Les Mantais qu'elle était à deux doigts de réussir. Autant vous dire tout de suite, les affaires d'été seront restées dans le sac et le mini short de ma Soso dans les rayons du magasin. Ce climat conviendrait donc parfaitement à nos bouennasses Savoyardes/Bugistes poilues, pro baggy E9. De mon côté, j'eus juste le temps de faire encore une classique avec Salsa du démon en 7c, une voie continue où il faut un peu remuer son corps pour sortir du dévers et certainement la plus belle des voies de la Bisexto.




Les poches étaient pleines de croix, le moral retrouvé et les vacances de justesse sauvées. Il est bon de temps en temps de changer de spots puisqu'en trois jours ici nous avons fait plus de perfs' qu'en une année à SuperU... Les Andelys, la future destination discount lorsque l'Espagne ne sera plus à la mode ? Un juste retour aux basiques et classiques plutôt. A méditer...

dimanche 31 janvier 2016

Le club dorothée


La nostalgie de cette émission des années 90', à moins que ce ne fut de mon enfance passée, nous donna l'idée pour un thème de soirée arrosée, entre adultes consentants. Ainsi nous nous déguiserions en nos personnages de dessins animés préférés. De plus, les travaux de la maison étaient suffisamment avancés pour permettre à 50 personnes de venir fêter le passage à la nouvelle année. Une double occasion rêvée pour faire n'importe quoi avec des amis grimpeurs, venus de loin pour chanter " happy new year ". 


C'était donc dans ce délire là que LaCombe reçut, dans son palais de bois fraîchement peint, toute une troupe de joyeux lurons. La Famille patate, la Fée clochette, une tortue ninja, Blanche neige, Sam le pompier, les Daltons, Popeye et Mario arrivèrent les premiers sur place. La cabane en bois avait été soigneusement préparée au pire et ce sont les murs couverts de papier et le sol protégé par de la moquette que la soirée pouvait débuter. La sonnette n'en finissait plus de nous alerter. Tom sans son Oliv' et une dalmatienne pointaient le bout de leur truffe. Mini et Robocop suivirent. Un autre Mario, accompagné de Jeanne, franchirent le pas de la porte, accompagnés par Roberto et Babeth, nus. Enfin, ces derniers n'avaient pas eu le "dress code" de la sauterie et arrivèrent hagard et bien habillés sur notre belle moquette. Le doute c'était quand même emparé d'eux lorsqu'ils croisèrent Mario dans la rue avec son bleu de travail et sa casquette "M". Peu importe, pour LaCombe ils étaient déguisés en BG.




Aladin et Mario, 10 ans après.
Je passerai les détails de l'arrivée de Thor, Spiderman, Cruella et son chiot, Assurancetourisque, Alice, le Chapelier fou, Robin des bois, Aladin... et j'en oublie surement... mais à ce moment là je ne contrôlais déjà plus rien. Savoir lâcher prise de temps en temps pour un grimpeur n'est-ce-pas un comble ?


Vic toujours à l'affut
Bzzzz

Manu le fou...




Haro sur les absents qui n'auront pas profiter de la thématique et de notre installation " tente d'immigrés Syrien " et buffet garni. Ainsi AK et Cath, restés bloquer par une gastro sur Strasbourg, n'auront pas connu cette ambiance de boite de nuit où la foule en délire effectue des danses lassives et où les femelles en chaleur ondulent leurs corps sur le beat comme pour simuler une relation sexuelle... Une ambiance rarement vue en falaise donc !!! Cathwoman, partie trop tôt, n'eut que les préliminaires, malheureusement pour elle qui aime les grosses...orgies. Haro sur ces couples, devenus jeunes parents durant ce beau mois de décembre, bloqués par des biberons ou des tétés trop régulières et garanties "0% éthanol". Haro sur mes collègues de travail qui auront eu peur de s'ennuyer.

Démo de giclette

Tous ces gens auront donc loupé la giclette prodiguée par votre serviteur, qui prit son rôle de Sam le pompier très au sérieux, prêt à éteindre le feu ou à embraser les excités à la vodka orange. Ce remake du shooter plu énormément à Roberto qui vit, là-encore, un instrument de perversité. Lorsque la soirée était devenue débridée, mon arme me glissa des mains pour arriver dans celle de Roberto. Il fallait alors le voir distribuer, avec plaisir, des pulvérisations dans les bouches consentantes de ces dames, qui en redemandaient bien évidemment!!!



Le Club Dorothée, ce n'était rien d'autre qu'une bande de copains qui se retrouvaient pour divertir les enfants à la TV. LaCombe durant cette belle période automnale fit de même sur son chantier. Les copains venaient pour aider, ils se transformèrent en artisans spécialisés. Roberto en carleur pro, matos compris, très efficace, indispensable et pas cher... Je recommande. Toto en peintre, jardinier, menuisier méticuleux et conseiller précieux. M Perrod en peintre et installateur de parquet flottant technique et efficace. Tout ce petit monde se retrouvait, après, à la falaise de SuperU, "the place to be" savoyard de l'automne. Une bonne ambiance donc qui se poursuivit jusqu'au 24 Décembre où l'on pouvait encore grimper en short là-haut et équiper quelques dernières voies. On notera la réalisation marquante de Roberto qui enchaîna Révélation en 7c+. Méa culpa... On attend sa prochaine croix dans Renaissance. Toto, plus motivé que jamais, devrait également, bientôt réussir Rédemption en 8a. Ah, on me fait signe dans l'oreillette qu'il est tellement fort qu'il a été plus rapide pour enchaîner Vendredi serein 8a et Rédemption, le même jour, que moi pour écrire cet article...




C'est également à Fréterive que LaCombe fit sa reprise en escalade. Comme après toute période d'arrêt, de transition, il faut recommencer avec des valeurs sûres permettant de se réhabituer à l'activité. La montagne c'est comme les femmes, on y revient souvent... Fréterive c'est un peu comme une ex, on se souvient rapidement comment faire pour atteindre l'extase... Bourriner, l'excitation fera le reste. Ici donc, le bourrin s'exprimera mieux qu'ailleurs. Victor, en chef de file, nous montra sa fermeture de biceps dans le Clito, un beau 8a tout en fissure, comme dans la Bête noire, un autre 8a sur bi et tri, très typé pan, à la Margalef dixit l'homme, qu'il fit au premier essai. L'entrainement paierait-il enfin? Faut dire qu'il y mettait du cœur le bougre, même en falaise, il se tirait sur l'élastique avant les essais. Pour faire gonfler ses biceps me demanderez-vous? Certainement oui, car d'après lui aucune femme ne pourrait y résister et que ça aiderait pour "puncher".




Pour finir, le club LaCombe, vous dédicace ces quelques clichés de puncheurs. Saurez-vous retrouver leurs propriétaires? Armelle en connaisseuse aurait préféré les reconnaître au toucher, je pense, mais les avancées technologiques du numérique ne permette pas encore d'en arriver là... J'espère juste qu'un jour qu'on pourra faire de même avec vos cuisses mesdames... enfin pour ça il faudrait valider deux conditions : une jambe totalement épilée et le port du mini short.